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L'Ă©ducation constructive

Par Marie Gilbert

Votre joie donne Ă  l'enfant du carburant

Question de Maud

Je suis tourmentĂ©e Ă  l’idĂ©e que mon bout de chou rentre Ă  la maternelle dans quelques semaines. J’essaie de ne pas montrer mon angoisse, mais j’ai l’impression qu’il la ressent et que ça l’empĂȘche d’aller de l’avant. Comment faire pour ne pas la lui communiquer ?

 

RĂ©ponse de Marie

Vous affrontez une premiĂšre sĂ©paration avec votre bout de chou : c’est humain de redouter l’inconnu pour soi et ceux que l’on aime. Mais la crainte excessive est une entrave pour vous comme pour lui. Heureusement, vous posez la question avec assez luciditĂ© pour ĂȘtre proche de votre solution !
Le plus souhaitable, c’est que vous parveniez Ă  changer votre point de vue sur la rentrĂ©e de votre petit en maternelle.
Faites une liste de toutes les choses favorables au dĂ©veloppement qu’il dĂ©couvrira (apprentissages, jeux, relations nouvelles, autonomie, plaisirs etc.) PĂ©nĂ©trez-vous de cette approche positive de l’école et partagez-la avec votre fiston. En l’aidant Ă  se rĂ©jouir, vous dĂ©velopperez votre propre confiance.

Motiver Ă©vite souvent de sanctionner

Question de Gisou

Comment motiver ma fille de sept ans pour qu’elle range ses affaires et entretienne sa chambre ? J’aimerais Ă©viter d’avoir Ă  me « gendarmer » sans cesse comme le fait mon amie.


RĂ©ponse de Marie

En commençant dĂšs son jeune Ăąge, vous avez la possibilitĂ© de susciter chez votre fille de l’intĂ©rĂȘt pour le rangement et l’entretien de ses affaires : motiver Ă©vite souvent de sanctionner - la juste autoritĂ© restant parfois nĂ©cessaire -

- Tout d’abord, ne prĂ©sentez pas ce rangement comme une corvĂ©e mais comme source de bien-ĂȘtre : « On se sent mieux dans une piĂšce en ordre !». Parlez-en avec elle.

- Laisser une marge de libertĂ© laisse l’enfant aller Ă  son rythme : « Tu prĂ©fĂšres ranger avant ou aprĂšs ta douche ? »

- Votre fille sera sĂ»rement contente d’avoir son matĂ©riel: balai, plumeau et de faire le mĂ©nage avec vous pour commencer. Le jeu est un bon rempart contre la routine : « Allez, on fait la course : tu nettoies la salle de bains et moi la cuisine ! » 

- Vous pouvez placer le rangement avant une activitĂ© que votre enfant apprĂ©cie : « DĂ©pĂȘche-toi de ramasser tes jouets avant d’aller Ă  la piscine ! »

- N’oubliez pas de reconnaĂźtre ses efforts mĂȘme si le rĂ©sultat n’est pas parfait : « Bravo, c’est bien propre ! »

Ces suggestions peuvent servir de motivation Ă  une petite fille comme Ă  un petit garçon. A vous de trouver d’autres idĂ©es !

 

Il n'est jamais trop tard pour ĂȘtre positif

Question de VĂ©ronique

En lisant votre livre, je me rends compte que je ne suis pas positive avec ma fille ChloĂ©. Je lui fais plus de reproches (pour son bien) que de compliments. Elle a dĂ©jĂ  huit ans. Elle est plutĂŽt timide et peu expansive. Je voudrais bien lui donner une bonne image d’elle-mĂȘme
 est-ce trop tard ?

 

RĂ©ponse de Marie

Il n’est jamais trop tard !

Commencez par relever tout ce qui est positif dans les comportements de ChloĂ©, mĂȘme ce que vous jugez sans importance.

Au lieu de ne faire que des reproches Ă  propos de ce qui vous semble aller contre son intĂ©rĂȘt, valorisez ce qui est positif. Par exemple, elle peut ne pas avoir fait son lit mais avoir bien rangĂ© ses livres de classe. Complimentez-la d’abord : « C’est agrĂ©able, en rentrant de voir tes affaires en ordre ! » Vous pourrez ajouter ensuite : « Je vois que tu n’as pas eu le temps de faire ton lit ! Fais-le donc avant le repas. » 

Service simple et pro

C'est parti

Valoriser n'est pas flatter

Question de CĂ©dric

Je suis veuf avec un petit de cinq ans. Je veille Ă  ĂȘtre positif, Ă  ne lui donner que des encouragements, des compliments. Mais sa maĂźtresse me dit qu’il se croit tout permis. Je ne voudrais pas amoindrir son estime de soi avec des affects nĂ©gatifs. Comment faire ?

 

RĂ©ponse de Marie

Ce n’est pas la flatterie permanente qui donne une bonne estime de soi, c’est la reconnaissance de ce qui est rĂ©ellement positif : qualitĂ©s, compĂ©tences, efforts
 Cette reconnaissance objective donne Ă  l’enfant un sentiment de sĂ©curitĂ© qui lui permet d’accepter les critiques justifiĂ©es sans que son image de lui-mĂȘme en souffre. Il suffit de les faire avec tact et bienveillance. Encourager, c’est montrer de quel cĂŽtĂ© aller. Il est souvent nĂ©cessaire aussi de montrer de quel cĂŽtĂ© ne pas aller.

La politesse, ça donne des avantages !

Question de Jennifer

Mon petit Rudy de deux ans et demi a un naturel difficile : il refuse systĂ©matiquement de dire les mots de la politesse que je m’applique Ă  lui enseigner. Je ne sais pas quoi faire.

 

RĂ©ponse de Marie

D’une part Rudy est Ă  l’ñge oĂč les petits dĂ©couvrent le pouvoir du «non» qu’il teste sur son entourage. Ce n’est pas la marque d’un «mauvais naturel» mais une Ă©tape de son dĂ©veloppement. L’important est qu’il ne stagne pas dans cette attitude en grandissant.

Pour faciliter l’apprentissage de la politesse :

- Donnez-lui de façon naturelle l’exemple quotidien de la politesse : ce qui fait partie des habitudes familiales est plus facilement intĂ©grĂ© par les bambins.

- Parfois, il est vrai, dans l’intimitĂ©, on ne juge pas utile de s’exprimer avec politesse. Mais l’enfant observe et imite les adultes en toutes circonstances. – (cf. la rubrique Education)

- Apprenez-lui les gestes et les mots de la politesse avec patience mais sans crispation ni focalisation : si le petit sent que cela vous tient trop Ă  cƓur, il saura quoi faire pour tester l’effet de son nouveau «non» !

- PrĂ©sentez-lui pour commencer les formules de politesse comme des mots de passe. Dire bonjour, c’est signaler sa prĂ©sence et donc bĂ©nĂ©ficier des attentions de la personne rencontrĂ©e. «S’il te plaĂźt» et «merci» donnent le droit d’obtenir sa part de gĂąteau ou d’emprunter un livre d’images etc. Plus tard vous donnerez Ă  la politesse son sens positif dans les relations humaines.

- Et si malgrĂ© tout il s’entĂȘte ? Inutile de vous mettre en colĂšre : le gĂąteau qu’il n’aura pas voulu demander poliment attendra.

 

Donner ses jouets de bĂ©bĂ©, c'est devenir grand !

Question de Julie et Théo :

Comment faire pour que notre fils de quatre ans accepte de donner ses vieux jouets avant d’en recevoir d’autres Ă  NoĂ«l ?

 

RĂ©ponse de Marie :

Eduquer un enfant Ă  l’altruisme demande du doigtĂ© : ce n’est pas par la contrainte et la culpabilitĂ© que l’on favorise l’ouverture aux autres.

Tout d’abord, le petit enfant a le droit de vouloir garder certains jouets importants pour lui, mĂȘme s’ils n’ont aucune utilitĂ© au regard des adultes. Mais quand il a plus de maturitĂ©, il est bon de dialoguer affectueusement pour l’aider Ă  accepter de grandir, Ă  tourner une page en se sĂ©parant sans violence de « jouets de bĂ©bĂ© » : lui offrir Ă  NoĂ«l des « jouets de grand » arrive Ă  point pour favoriser cette Ă©volution.

Il aimera aussi savoir ce que ses objets deviennent, Ă  qui ils vont faire plaisir.

Par ailleurs, c’est plus facile pour un enfant de se sĂ©parer de ses affaires quand chez lui les adultes ont l’habitude de donner celles qu’ils n’utilisent plus !

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